🖋 Journal de bord – épisode XIII
Chaque projet commence par un rêve… puis vient le moment de le rendre réel.
Ici, je partage avec vous les réflexions, les rencontres et les petites victoires qui construisent Le Clap Gourmand.
31 janvier 2026.
La vie n’est pas un long fleuve tranquille… surtout quand on décide de changer de métier

Janvier est souvent le mois des vœux et des promesses. Pour ma part, il a surtout été un mois dense, difficile, qui m’a amenée à beaucoup réfléchir. Alors plutôt que des mots convenus, j’ai envie de partager ce cheminement après deux mois de silence.
La reconversion, on l’imagine souvent comme un élan enthousiasmant, une évidence. En réalité, c’est aussi une période de remise en question profonde. Changer de métier à près de 40 ans, c’est accepter de quitter des repères construits pendant des années, redevenir débutante, se demander si l’on est encore capable d’apprendre, de suivre le rythme, de trouver sa place dans un nouveau monde professionnel.
Ce mois-ci a pourtant été riche d’expériences très concrètes. J’ai vécu une immersion sur un marché, à tourner des crêpes en conditions réelles, face aux clients, au rythme soutenu. J’ai aussi passé une matinée dans un laboratoire de pâtisserie, à préparer, comprendre les coulisses de la fabrication, les exigences, la rigueur. Et puis il y a eu ce poste en crêperie, avec l’envie de parfaire mon expérience, d’apprendre encore, pour préparer la suite.
Mais tout n’a pas été simple. Cette première semaine a été éprouvante. Le rush, la pression, la fatigue physique, les gestes à maîtriser rapidement… Les questions sont arrivées très vite : suis-je vraiment faite pour ça ? Est-ce que je vais tenir ? Ces doutes ne concernent pas seulement le présent. Ils réveillent parfois des choses plus anciennes, des peurs ancrées depuis l’enfance, ces fameuses “casseroles” que l’on traîne sans toujours s’en rendre compte, et qui influencent l’adulte que l’on devient.
Pourtant, j’essaie de me rappeler que ces moments de fragilité font partie du chemin. Qu’ils ne sont pas des signes d’échec, mais des étapes. Apprendre à passer outre, à ne pas laisser le passé dicter l’avenir, c’est aussi ça, se reconvertir. Avancer malgré les doutes, et peut-être en sortir plus forte.
Le Clap Gourmand à Chartres-de-Bretagne : une piste en réflexion
Ces dernières semaines ont aussi été consacrées à la recherche du lieu. J’ai rencontré l’actuel maire de Chartres-de-Bretagne ainsi que les équipes des trois listes candidates aux prochaines élections municipales. Les échanges ont fait émerger plusieurs pistes, pas toujours celles que j’espérais, mais suffisamment pour nourrir la réflexion.
À un moment, l’idée d’un Clap Gourmand sans lieu fixe, sous la forme d’un food truck, a été envisagée. Après réflexion, j’ai compris que ce n’était pas ce que je voulais. Ce n’est pas un renoncement, mais une clarification. Avancer, c’est aussi savoir poser des limites et affirmer ce qui ne correspond pas à sa vision.
La reprise d’un local sur la commune de Pont-Péan a également été étudiée, sans aboutir. Sur le moment, ces étapes peuvent donner l’impression d’un échec ou d’un temps perdu. Avec du recul, je les vois plutôt comme des ajustements nécessaires, qui permettent d’affiner le projet et de rester alignée avec ce que je souhaite vraiment construire.
Ces démarches demandent beaucoup d’énergie, surtout lorsqu’on porte seule un projet, mais elles font partie du chemin. Et aujourd’hui, une nouvelle piste se dessine. Elle est encore en réflexion, j’en parlerai très bientôt, quand tout sera plus clair.

Ce chemin de reconversion m’apprend beaucoup, bien au-delà du métier lui-même. Il m’apprend la patience, l’humilité, et surtout à accepter que tout ne se fasse pas dans l’urgence. Continuer malgré les doutes, malgré la fatigue ou l’incertitude, est déjà une forme de réussite. Ce courage-là est souvent discret, presque invisible, mais il est bien réel. On ne le montre pas toujours, et pourtant c’est lui qui permet d’avancer, un pas après l’autre.
Aujourd’hui, je ne sais pas encore exactement où mènera Le Clap Gourmand. Ce que je sais en revanche, c’est que le projet avance, qu’il s’affine, qu’il se construit avec plus de justesse et de cohérence. La formation se poursuit, l’expérience terrain aussi, et les réflexions continuent autour de cette fameuse piste qui se dessine. Rien n’est figé, mais tout est en mouvement. Et finalement, c’est peut-être ça le plus important.
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